
De s'Hertogenbosh à Nottingham, la saison sur gazon des tennismen français soulève un soucis récurrent du tennis tricolore : ceux qu'on attend pas brillent. Gicquel plutôt que Grosjean ou Clément, Monfils à la place de Gasquet ou Tsonga, retour sur une semaine surprenante.
Doit on parler de bug de hiérarchie dans les deux générations en or du tennis français ou tout simplement d'une simple continuité dans cette saison 2008. Déjà dans le clan des "trentenaires" c'est Marc Gicquel le plus décisif depuis Roland Garros. Un superbe parcours ponctué par une défaite plus qu'honorable contre Tommy Robredo, une élimination prématurée à Halle mais une place de finaliste sur le gazon de Bois Le Duc cette semaine. Ses camarades de promo en sont loin : Grosjean est une fois de plus miné par les blessures, Clément méconnaissable à Roland semble tout de même se refaire une santé sur gazon.
Et pourtant Marc Gicquel est le moins précoce de tous. En 2001 Clément est finaliste à Melbourne, en 2002 Grosjean est 4ème mondial, Gicquel est encore inconnu aux yeux du grand public, il explose bien plus tard. Peut être moins éreinté par le haut niveau, il apparaît en forme et prêt à se battre avec les meilleurs juste avant Wimbledon.
L'autre grande chance française, c'est la sensation Monfils. Récent demi-finaliste des Internationaux de France, le voilà sorti par Ivo Karlovic du dernier carré de Nottingham. Belle performance, quand ses camarades de 20 ans sont aux abonnés absents : Gasquet retrouve peu à peu son tennis, et Tsonga est toujours blessé.
Gicquel, Monfils, voilà les plus belles cartes à abattre sur le tapis vert de Wimbledon.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire