C'est écrit, cet été est pour la nation espagnole. Nadal surpuissant, les minots d'Aragones sur le toit de l'Europe et maintenant Alejandro Valverde qui s'adujge le maillot jaune du Tour de France dès la première étape. Analyse d'un fossé entre l'état du sport français et celui du pays royal.
Grosse satisfaction bleue, Thomas Voeckler s'empare du maillot à poids ! Il n'est pas nécessaire d'être devin pour affirmer que nous tenons là une des plus belles pages françaises des trois semaines de Tour de France à venir. Peut être une victoire d'étape, le pays hôte de la plus belle course cycliste du monde est désormais plus habitué aux dossards rouges du meilleur combattant et aux déboires de son champion Christophe Moreau qu'à la lutte pour le maillot jaune.
L'Espagne débarque sur les Côtes Bretonnes avec ses ténors : Contador, Freire, et surtout Valverde. Une accélération 400 mètres avant la ligne de Brest et le leader de l'équipe Caisse d'Epargne met tout le monde d'accord : cette année, la grande boucle appartient à Alejandro Valverde ! La France adule cet athlète, le pays des Zidane, Hinault, Vouilloz, Prost a perdu le culte de la victoire.
La hargne ce n'est pas d'attendre le tableau dégagé d'un Arnaud Clément ou le "presque exploit" de Richard Gasquet contre Andy Murray, l'état de santé d'un pays se mesure sur le nombre de victoires. Le sport c'est un aboutissement, un parcours et surtout une victoire. Rafael Nadal n'est pas sympathique, mais il gagne ! Aragones ne communique pas comme un ado, il se contente d'aligner les meilleurs pour gagner.
La Fédération française de football n'a pas non plus assimilé le rapport entre succès et risques. Domenech maintenu, les observateurs ne comprennent pas. Et quand ils écoutent les conditions de ce maintien, ils saisissent encore moins le but de la fédération française de football : Conserver l'homme aux 5 milieux défensifs à condition de la voir changer de style, de staff, de communication, de joueurs... Les grandes instances sont elles aussi lasses de Raymond, offrons lui une occasion de sortir la tête encore plus basse.
Alors non, des Flamini, Ben Arfa, Nasri n'auraient surement pas fait aussi bien que les Fabregas, Iniesta, Torres, seulement on peut prétendre à plus de panache en équipe de France, un panache qui semble avoir quitté Thuram, Henry, Sagnol et consorts, nous n'évoquerons pas le talent que n'a jamais eu un Florent Malouda... (be-sport se sentait vraiment obligé de parler du talent de Malouda, toutes nos excuses...).
France-Espagne, Espagne-France, Clément-Nadal, Passeron-Valverde, Govou-Xavi, un fossé qu'il convient de combler sur le terrain de la hargne, de la gagne, du mental, du risque. A l'heure d'un sport français complètement malade, plaçons nos derniers pions sur les échéances à venir avec Niko Karabatic, Alain Bernard, Julien Absalon ou Sébastien Loeb.
A cet instant, l'instant de la victoire en bleu retrouvée, il sera grand temps de trouver une traduction de "Vamos" dans la langue de Molière...