
Dans un anonymat total, français et déplorable, une page de l'histoire du sport s'est écrite. S'il est commun de tailler des reportages flatteurs dans les magazines de sport à la petite star tricolore Jérémy Florès, il est moins fréquent de s'adonner à l'admiration de celui qui orne des agendas de collégiens. Kelly Slater, 36 ans, remporte le championnat du monde de surf... pour la 9ème fois.
Les facéties de Ben Arfa, les nouveaux clubs de Manaudou, les frasques d'Alonso, les gros titres offrent des articles intéressants, des vitrines abusives. Et pourtant, d'autres infos, en pointillés, en encadrés, au fond des quotidiens enrichissent l'histoire du sport.
Mundaka, petite ville du pays basque espagnol. Loin du Vélodrome, de Bercy ou du Parc des Princes. C'est là, dans les vagues de l'Atlantique, que Kelly Slater ajoute une 9ème ligne de champion du monde à un palmarès hors du commun. Une carrière débutée avec un titre en 1992, stoppée en 1999, puis reprise en 2003. On annonce légitimement que sans cette pause, l'Américain aurait dépassé la dizaine de titres.
Il reste deux étapes du circuit WCT à disputer, Slater a survolé la saison. Motivation, rage de vaincre, voilà la marque des champions, des légendes. Un pas à prendre pour les patrons d'autres disciplines. À l’heure où certains se retirent de grands tournois de tennis sans prendre aucun risque, l'opiniâtreté n'a jamais semblé aussi décisive. Une place de numéro un se gagne à l'orée des vagues, à la sueur de la raquette. Slater a compris, d'autres devraient l'imiter...
1 commentaire:
Yeah, KSx9 !
Il a trop survolé la saison cette année. Quand il est entré dans l'eau lors de la finale du Quik Pro France, il n'avait perdu qu'une seul série contre quelqu'un du Top45 : Tiago Pires, un Européen !
C'mon EuroForce ! =D
Très bel article.
(Il fera les 10, c'est sur !!!)
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