
Ouanna, Mannarino, Chardy, les organisateurs du Masters de Paris-Bercy ont fait le choix de la jeunesse dans les trois wild-card attribuées. Une décision vivement contestée par les tauliers du circuit français écartés du tournoi, Fabrice Santoro en tête.
L’un a fait une demie à Metz, l’autre un quart à Lyon, le troisième un huitième courageux à Roland Garros. Les trois ont été intégrés dans le tableau final de Bercy, aucun n’a passé le premier tour, aucun n’a mis un seul set. Ouanna s’est fait pulvériser par la cadence de Soderling, Mannarino n’a pas tenu face à Tursunov, Chardy a cédé en deux jeux décisifs contre Robredo.
La polémique reprend de plus belle, Fabrice Santoro s’était dit « choqué » par l’attribution des wild-card, les résultats lui donnent raison. Jean François Caujolle et Cédric Pioline ont voulu donner une chance aux jeunes, au détriment du classement et du palmarès, laissant sur la touche des joueurs emblématiques comme Fabrice Santoro, ou en forme comme Julien Benneteau, récent finaliste à Lyon.
Jérémy Chardy devient une valeur sûre du circuit ATP, Adrian Mannarino et Josselin Ouanna en sont au stade du coup d’éclat. Il était donc risqué de les intégrer dans le tableau final de Bercy. Pari gâché. Aucun des deux n’était assez bien classé pour se présenter aux qualifications.
Des qualifications « zappées » par Santoro et Benneteau, les deux misant sur ce fameux sésame. Choix perdant. Arnaud Clément a tenté d’intégrer le tableau par ce biais. Il s’est incliné sans éclat contre Ginepri.
Un tournoi sans Santoro, sans Clément, mais aussi sans Grosjean. Le Marseillais a refusé une wild card, il souffre de l’épaule. Redescendu à la 171ème place mondiale, c’est la première fois depuis juillet 1998 que le dernier vainqueur français de Bercy sort du Top 100. Les anciens leaders du tennis tricolore ne sont plus à Bercy, la saison 2008 a servi de transition, une page se tourne.
Tsonga, Monfils, Simon, Gasquet ont un classement suffisant pour entrer dans le tournoi de Bercy. Gasquet n’y participe pas pour des raisons obscures, les « quatre nouveaux mousquetaires » représentent le présent, et le futur du tennis français.
Les résultats le prouvent, les organisateurs de Bercy ne s’y sont pas trompés. En offrant des wild card à Ouanna et Mannarino, ils partent avec un point gagnant, celui de la révélation, celui du renouveau d’un tennis tricolore dénué de champion depuis la descente aux enfers de Sébastien Grosjean.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire