28.10.08

Un samedi aux qualifs


be-sport était pour vous aux qualifications du BNP Paribas Masters

Le son est net, bref, sec. La cadence est régulière, puis elle s’accélère. La salle mythique résonne aux coups de raquette des joueurs qui s’entraînent. Des gradins vides, mais un tableau hors du commun. Nadal, Blake, Djokovic s’échangent des balles sur le central de Bercy.

L’avant tournoi parisien propose des scènes insolites. Les meilleurs joueurs du monde s’entraînent ensemble, sous les yeux de quelques agents d’entretiens et d’une poignée d’entraîneurs. Les fans de tennis donneraient cher pour être au bord de ce central. Admirer la puissance de Blake, rigoler aux blagues de Baghdatis, trembler au lift de Rafa, autant de délicieux instants de sport qui se trament dans cette arène vide.

Les anciens vainqueurs, géants, sont accrochés au plafond. Cédric Pioline, directeur du tournoi, les regarde. Il regrette sûrement. Il regrette ces finales perdues, cette carrière au goût d’inachevé. Cédric Pioline est débordé, il quitte le central, pour ne pas y revenir. Le costume d’homme à grandes responsabilités est peut-être trop grand pour celui qui n’a jamais supporté la pression des grands moments en tant que joueur.

Au détour de plusieurs couloirs, des applaudissements. Un autre court de tennis. Des tribunes aménagées dans un gymnase vétuste, dans un coin de Bercy. À quelques mètres du central mais à des années lumières de l’entraînement des ténors. Arnaud Clément est en difficulté. Malgré le soutien de ce public de ce samedi après-midi, il peine face à Robby Ginepri en premier tour de qualification.

Dur, dur pour un joueur habitué à la lumière, ancien finaliste de Grand Chelem. Un niveau de jeu peu glorieux, un physique sur la fin, le soutien du public ne change rien. La petite salle et l’Américain ont raison du Français ex-Top 10. Il y a quelques années, c’était lui qui s’entraînait dans la grande salle… dans ce délicieux anonymat.

2 commentaires:

fonfek24 a dit…

Lucky you...

Anonyme a dit…

Comme tu as du prendre plaisir à le voir perdre...