29.12.08

Rétro : Top 5


2008 se termine. Une occasion de retenir cinq entités sportives qui ont marquées l'année. A commencer par les plus belles aventures, les plus beaux moments, ces histoires qui nous font aimer le sport.

1/ L'équipe de France de handball hommes
L'histoire aurait pu mal tourner. Une campagne similaire aux footeux de 2002 avec ces affiches insolentes et ces sketchs titrés "Les Experts". Et pourtant, ces Bleus là ont assumé. Ils ont assumé de cumuler les meilleurs à leurs postes. Omeyer, Karabatic, Abalo, cette équipe avait de la gueule, sa performance a de la gueule. Une demie d'anthologie avant une finale menée d'une maitrise époustouflante. Ils ont su faire vibrer la France l'instant d'un dimanche matin, en août. Merci.

2/ La saison ATP de tennis
Quel kif ! Be-sport s'excuse de ce soudain emballement, les fans de tennis ont vibré cette saison. Du plus grand match de l'histoire du tennis (Nadal-Federer, Wimbledon) à l'explosion de Tsonga. En passant par le panache de Simon, la percée de Murray, la confirmation de Djokovic et le final en apothéose d'une saison merveilleuse avec cet incroyable Acasuso-Verdasco... On en redemande. Vivement 2009.

3/ Michaël Phelps et Usain Bolt
Les deux dans le même lot. Ils ont tous deux illuminé les Jeux Olympiques de Pékin et sont tous deux, déjà, entrés dans l'histoire du sport. Huit médailles d'or pour le nageur américain, facilité déconcertante chez le sprinter jamaïquain, ces deux là sont faits d'un autre bois. Ce bois qui distingue les champions des légendes. Phelps, Bolt, sont des légendes.

4/ La bataille en Formule 1
Le patron n'est plus là, on commence à le ressentir et ça fait du bien. Un final déroutant (scandaleux pour certains) à Sao Paulo, et Lewis Hamilton devient champion du monde de Formule 1. Un vainqueur décrié par beaucoup. Arrogant et sûr de lui, oui. Un vainqueur légitime et batailleur, aussi.

5/ L'Espagne d'Arragones
Cette Espagne là est irrésistible. Sans Guti, sans Raul mais avec autre chose. Avec cette dose de folie, de grâce, de panache qui forge les grandes et séduisantes équipes. La phase de poule des Espagnols au Mondial 2006 avait laissé présager un groupe talentueux. L'Euro 2008 a scellé le sort d'une équipe d'esception, le sort d'une équipe sur le toit de l'Europe.

22.12.08

L'Italia s'è desta


Dans l'anonymat, il nage. Et il brille. L'Italien Mauro Gianoca a nagé 24 heures durant, parcourant une centaine de kilomètres. Une performance que be-sport a choisi de mettre en lumière.

Cette fois, nous le laisserons brandir le drapeau vert-blanc-rouge sans ciller. A mille lieues, voire à mille brasses d'un trophée Jules Rivet remporté par le jeu de la malice -ou du non foot-, Mauro Giaconia bat son propre record du monde, il nage 24 heures de suite, pour 101 kilomètres dans la plus grande piscine du monde, au Chili.

Il est tendance de mettre en avant un Masters France de pré-saison et surtout de pacotille sans enjeu, de glorifier une quelconque passe -quoique lumineuse- d'un Samir Nasri dont on a compris qu'il était le successeur de Robert Pirès dans le cœur des fans d'Arsenal. Il est aussi, en France, à la mode de s'enthousiasmer devant les records à la pelle de nos beaux nouveaux nageurs musclés de petit bassin. Pour les fusiller à leur prochaine contre-performance. Laure Manaudou témoignera.

Mauro Giaconia ne nage pas en petit bassin. Lui, c'est la distance. Sorte de Jacky Durand aquatique. Un baroudeur, un performer, un endurant. Un fou. 24h de natation de suite. Sans toucher le fond.

Respect, Fratelli d'Italia aurait du un peu plus retentir sur nos écrans ce week-end. Car ce transalpin là, lui, tutoie l'exceptionnel.

15.12.08

Retours gagnants


C'est la semaine des grandes révélations. Alors que beaucoup brillent par leur forfait et leur désamour du jeu, d'autres rempilent, prolongent, reviennent, pour la beauté du sport. Santoro repart pour une ultime saison, Hewitt vise le Masters, et surtout Sébastien Grosjean tente un retour inespéré.

Novembre 2009 sera emballant. Fabrice Santoro dira adieu au monde du tennis, Leyton Hewitt compte participer au Masters. L'Australien, opéré de la hanche cet été a annoncé un retour aux premières places mondiales. A seulement 27 ans, l'ex numéro un mondial peut revenir. Avec cette hargne, cette grinta, Leyton en bonne condition physique prend le wagon de la motivation. Marat Safin, au fond d'un nightclub le regarde sans doute, l'esprit encore à la fête d'une opportuniste demi-finale à Wimbledon.

Magic Fab' a neuf ans de plus qu'Hewitt, c'est donc sous la lumière qu'il va mettre un terme à sa carière l'année prochaine. Records de participation en Grands Chelem et surtout carière marquée par l'amour du jeu, par l'amour du beau jeu. Il partira sous une standing ovation, avef le sentiment d'avoir marqué, à juste titre, l'histoire du tennis.

Il partira à Bercy, il partira avant Sébastien Grosjean. On avait cru le Marseillais résigné avec ses blessures à l'épaule. On avait cru à une retraite loin des projecteurs, on avait cru un départ indigne de son statut de légende du tennis français. On s'est trompé ! Car Seb n'est pas de ceux là. Seb ne fait pas partie de ces sportifs qui baissent les bras. Seb est un battant, et a annoncé un retour sur les courts.

Une opération cet après-midi, et un come back pour la mi-saison. On rêve déjà -du moins be-sport rêve déjà- d'un retour triomphant sur le gazon du Queens, avant un parcours brillant à Wimbledon...comme avant. Rappelons nous du come back d'Agassi... au même âge. Courage, volonté, amour du jeu, Grosjean n'a plus rien à prouver, et pourtant il revient. Le tennis français voit revenir celui qui l'a dominé pendant cinq ans.

Pour la combativité de Seb, la volonté de Leyton, l'exemplarité de Magic Fab', le tennis est un grand sport. Un sport où le court n'est pas l'unique témoin, de retours gagnants... pour la gloire.

Note : -be sport- s'excuse de cette tardive mise à jour, des problèmes techniques ont empêché la bonne tenue du blog. Mes excuses. Rémi