26.6.08

La Turquie dit non à l'Europe, le foot dit merci à la Turquie


Ils ont failli le faire les Turcs. Revenus au score une fois de plus à quelques minutes de la fin, l'exploit de Phillipp Lahm aura finalement eu raison de l'animateur de cet Euro 2008. Terim le sélectionneur a tout de même les mots justes " Le monde du football se souviendra de nous après cette compétition".


"Le football est un sport qui se joue à 11 et ce sont toujours les Allemands qui gagnent à la fin" Dicton vérifié encore hier soir au Parc Saint Jacques de Bâle. Le réalisme glacial germanique a eu raison de la folie turque. Pourtant les hommes de Fatih Terim n'ont pas démérité : un début de match de haut niveau, un retour à 2-2 inespéré, et cela avec une équipe complètement remodelée !

Car si l'on peut parler de magie turque tout au long de cette compétition c'est sous tous les angles possibles. Un effectif donc décimé par les blessures et les suspensions pour tenir tête à la grande équipe d'Allemagne, et aussi un parcours détonnant. Mis à mal par le Portugal dès le premier match, mené par les Tchèques 2-0 lors de l'ultime rencontre de la phase de poule, mené par les Croates en quarts de finale à une minute de la fin de la prolongation... avant même la finale décernons la palme de l'émotion à la Turquie.

Une équipe qui n'a pas toujours fait rêver : qualifications du mondial 2006, la Suisse élimine la Turquie à Istanbul. Les joueurs turcs prennent les Suisses à parti et montrent aux yeux du monde qu'il n'ont pas grand chose à faire sur un terrain de sport. 3 ans après c'est une équipe remodelée, jeune, sans complexe qui flambe sur les terrains de Suisse et d"Autriche. Sans le légendaire Hakan Sukur mais avec le vieux Rustu, les rouges et blancs ne se sont jamais senti autant européen que tout au long de ce mois de juin 2008.

Courage, abnégation, fougue, à l'instar du Sénégal en 2002, la Turquie a su prendre avec elle bon nombre de supporters français anéantis après le parcours honteux de la bande à Domenech. A défaut de parler d'une intégration politique, notons que cette Turquie cuvée 2008 a largement sa place dans le jardin du football européen.

23.6.08

Gasquet, boïcott utile


La fédération française de tennis vient de dévoiler ses sélections pour les Jeux Olympiques de Pékin. Grands absents: Mauresmo écartée par le retour surprise de Mary Pierce, et surtout Richard Gasquet. Le numéro un tricolore préfère se consacrer à la préparation de l'US Open. Encore une fois le prodige tricolore ne semble pas mesurer la chance qu'il a de porter l'espoir de tout un pays.



Les déceptions venant de Richard Gasquet prennent la place des blessures de Sébastien Grosjean dans le cœur des fans de tennis français. Les épopées d'Arnaud Di Pasquale médaillé de bronze en 2000 et d'Amélie Mauresmo médaillée d'argent en 2004 n'ont aucun effet sur le 9ème mondial.

Représenter son pays aux Jeux Olympiques, un rêve pour des milliers d'athlètes, un tournoi comme un autre pour Gasquet. Forfait à Roland Garros avec une blessure au genoux sortie de nulle part, il se débine une fois encore de la pression populaire. Gasquet joue pour lui même, il n'a pas encore mesuré la part de rêve que peut apporter son sport. Le talent pour faire vibrer il l'a, lui reste à assumer le panache et le plaisir. Un Monfils qui s'arrache pour battre Melzer à Roland Garros, voilà le symbole d'un harangueur de foule !

Alors les Jeux Olympiques, une compétition de seconde zone ? Le nom du dernier vainqueur, Nicolas Massu laisse à penser que ces Jeux ne sont pas une priorité pour les athlètes. Or voilà l'un des derniers objectifs du roi Federer et l'un des plus beau trophée du king de Las Vegas Agassi. Parmis les joueurs du Top 10 hormis Gasquet, seul Roddick fait l'impasse sur Pékin.

Les heureux élus de la sélection française en simple sont donc Tsonga, Mathieu, Simon et Monfils, quatre joueurs pour qui porter les couleurs françaises apportent un gage de fierté. Nous ne rappellerons pas le comportement de l'ami Gasquet lors de la rencontre de Coupe Davis contre les Etats-Unis.

Il appartient au numéro un français de passer enfin un cap, celui de l'humilité et de devenir un champion à la hauteur de son talent.

21.6.08

Nicolas renonce à Metz : Un mal pour un bien


C'est désormais une certitude, la célèbre et médiatique gardienne Valérie Nicolas s'est engagé avec le club de Nice en Nationale 2. L'une des icônes de l'équipe de France féminine de handball tourne la page, elle dit non au club de Metz pour promouvoir le hand féminin dans la capitale azuréenne. Un non peut être pas si malvenu du côté des Arènes messines....


Linda Pradel a fait ses bagages, H2ML cherche une doublure de luxe à Amandine Leynaud. Recruter Valérie Nicolas, un gage de turn-over dans les cages messines et pas forcément un gage de qualité. Pendant ces dernières saisons, le staff messin n'a eu de cesse d'alterner Pradel et Leynaud. Certes, deux gardiennes de classe internationale laissent présager d'un effectif richissime, Linda Pradel s'envole certainement vers une grande carière.

Valérie Nicolas à Metz, ou le syndrome Barthez sur les bords de la Moselle. Savoir quitter les cages, un recul que ne semble pas avoir ni le divin chauve, ni l'ancienne Bisontine. On a en mémoire la coupe du monde 2006 de Barthez, mettons en exerge les championnats du monde 2007 de handball en France. Une force de respect à laisser l'ancienne, la légende, garder les buts quand sa cadette enchaine des performances exceptionnelles pour ses quelques apparitions.

Résultat une élimination en quart de finale avec un non-match en niveau des statistiques de Valérie Nicolas. Turn-over ? Certainement pas, offrons même le titre de meilleure gardienne de la compétition à la portière bleue. Une sorte de médaille en carton pour une équipe de France cinquième de son mondial.

Juste pour éviter un abus de respect au bénéfice de celle qui n'a jamais porté le public messin dans son coeur pendant ses années sous le maillot de Besançon, saluons la décision de Valérie Nicolas. Ciao l'artiste, vous partez sur une belle note.

20.6.08

Lose Generation


De s'Hertogenbosh à Nottingham, la saison sur gazon des tennismen français soulève un soucis récurrent du tennis tricolore : ceux qu'on attend pas brillent. Gicquel plutôt que Grosjean ou Clément, Monfils à la place de Gasquet ou Tsonga, retour sur une semaine surprenante.


Doit on parler de bug de hiérarchie dans les deux générations en or du tennis français ou tout simplement d'une simple continuité dans cette saison 2008. Déjà dans le clan des "trentenaires" c'est Marc Gicquel le plus décisif depuis Roland Garros. Un superbe parcours ponctué par une défaite plus qu'honorable contre Tommy Robredo, une élimination prématurée à Halle mais une place de finaliste sur le gazon de Bois Le Duc cette semaine. Ses camarades de promo en sont loin : Grosjean est une fois de plus miné par les blessures, Clément méconnaissable à Roland semble tout de même se refaire une santé sur gazon.

Et pourtant Marc Gicquel est le moins précoce de tous. En 2001 Clément est finaliste à Melbourne, en 2002 Grosjean est 4ème mondial, Gicquel est encore inconnu aux yeux du grand public, il explose bien plus tard. Peut être moins éreinté par le haut niveau, il apparaît en forme et prêt à se battre avec les meilleurs juste avant Wimbledon.

L'autre grande chance française, c'est la sensation Monfils. Récent demi-finaliste des Internationaux de France, le voilà sorti par Ivo Karlovic du dernier carré de Nottingham. Belle performance, quand ses camarades de 20 ans sont aux abonnés absents : Gasquet retrouve peu à peu son tennis, et Tsonga est toujours blessé.

Gicquel, Monfils, voilà les plus belles cartes à abattre sur le tapis vert de Wimbledon.

19.6.08

Divorce prononcé

Un mariage avec Estelle mais un divorce avec des millions de français. Petit rappel des faits, il est 22h45 mardi 17 juin, la France pleure l'élimination des bleus, Raymond Domenech fait sa demande en mariage à l'antenne.


Nul doute que le téléspectateur écarquille les yeux, augmente le son, il a certainement mal compris. Pourtant si, ce que le sélectionneur vient de dire dépasse la simple analyse la déroute des bleus, les excuses qui suivent n'ont que peu d'intérêt, cette dernière faute de communication résonne comme le dernier dérapage du sélectionneur.

Visiblement même Estelle Denis n'a pas apprécié, un amer "je n'évoque pas ma vie privée à l'antenne" et voilà notre pauvre Raymond tout seul. Isolé, il l'a voulu. Des pétitions anti-Malouda avant l'Euro, laissons le dans le 11, des doutes sur la forme de Thuram, donnons lui le brassard. Passons les cas Sagnol, Vieira, Flamini, Trézéguet, Pires, Giuly, 2008 n'est pas 2006, le sauveur au numéro 10 n'est plus là.

Les Irlandais sont unanimes derrière un rejet du traité de Lisbonne, les amoureux du foot français le sont certainement encore plus concernant l'avenir du sélectionneur. Stratégie en vue du mondial 2010 ? Oui mais avec quelqu'un d'autre. Personnalité atypique, agaçante, incompréhensible, désormais devenue complètement obsolète.
Bon vent Raymond, nous te demandons un divorce.

On vit ensemble, on vibre ensemble, mais il vire tout seul.