27.9.08

Exister


Le terrain comme seul moyen d'expression. Marque de fabrique des plus talentueux, des plus hargneux, des plus humbles. Jérôme Rothen est sans aucun doute hargneux. Humble surement pas, talentueux il pourrait l'être. Analyse des pages du livre de l'ancien pied gauche d'or de l'ASM parus dans L'Equipe. Exister par le biais du scandale, occasion manquée de se taire à jamais.

On aime à se souvenir de l'épopée monégasque en Ligue des Champions 2004. On se remémorre les longs et précis centres de l'ancien Troyen. On parlait alors de lui comme d'un Beckham gaucher, une nouvelle perle française. Privilégiant le choix du coeur, il signe au PSG.

De longues saisons sans rien, et revoilà le blondinet à la une des journaux. Zizou l'aurait traité de "Fils de Pute", Barthez l'aurait snobé, Rothen dans une autobiographie se livre et dénonce. Il dévoile aussi ses fautes. Il regrette d'avoir insulté Deschamps, Vahid serait humainement sympa et sa parole dépasse souvent sa pensée. Et ses écrits ? Dépassent-ils le cri égocentrique d'une autobiographie anticipée, d'un message vendeur ?

Jérome Rothen conspue ce qu'il ne sera jamais, une légende du football. Certainement coupable d'avoir cotoyé une génération dorée, l'aigreur laisse place à la délation. Un des joueurs les plus sifflés de L1, bad boy du championnat, Rothen ne pardonne pas à Zidane des mots qu'il a certainement prononcé à des dizaines de joueurs les week end.

Quand bien même Zizou aurait traité l'enfant chéri du Parc, parole à éridiquer des terrains de sport, évoquons le syndrome de l'arroseur arrosé. Rothen "déçu" par Zidane, pas assez respectueux pour s'excuser.

Rothen écrit, Rothen attaque, Rothen dénonce. Zidane n'est pas un saint, Barthez n'est pas sympa. A défaut d'exister dans les stades, il a choisi d'exister à travers le scandale. Les armes de la réthorique plutôt que celles du foot. Le Parc des Princes attendait un autre Rothen...

17.9.08

Money-Time


« Tout arrêter ? Bien sûr, j'y pense. Si j'ai des doutes et si je dois me faire infiltrer tous les trois mois, c'est gênant. Je ne prends pas de plaisir. J'ai très bien servi pendant les deux premiers sets mais par contre, je n'ai pas bien joué dans l'échange. Dans l'ensemble, c'était un mauvais match. Le point positif est que je sors de ce match sans douleur à l'épaule. Concernant mon avenir, je prendrai une décision à la fin de l'année. »
Seb Grosjean, 28/8/08

Pour certains la mise à la retraite est plus cruelle que la mort d'un être cher.
[ Tu ne mourras pas (1977) ] Citations de Jacques, comte de Bourbon-Busset

Une attente sans détour, une décision à venir, un tournant annoncé... Seb ne fait pas ça be-sport ne s'en relèverait pas.

11.9.08

Rire jaune


Lance Armstrong va vraisemblablement courir le Tour de France 2009. Une décision vivement contestées dans le monde du cyclisme, tant les succès de l'Américain semblent emprunts de triche. Armstrong est au dessus de ça. Le retour de l'imposture, un fait bien à l'encontre de la beauté du sport.

Une nouvelle sportive laisse place à la déception, à la joie, à la tristesse, à l'enthousiasme. Rarement celle-ci suscite indignation et consternation. Armstrong remonte en selle, objectif un nouveau maillot jaune. Ainsi une des plus grande imposture de l'histoire du sport a choisi de poursuivre une carrière parsemée de doutes.

Le jaune sur les épaules, mais aussi la suspicion et surtout le secret médical. Une fois encore, Lance Armstrong prend toute la compassion de la terre et court sous la coupe du miraculé. Le grand Lance, énorme champion avec un cancer derrière lui. Cancer, ordonnance, produits, le Tour de France semblait se sortir peu à peu de l'ère Armstrong avec les scandales Ricco et consorts évacués.

Oui mais voilà, l'Américain a décidé de polluer encore une fois le bitume de l'hexagone. Il n'est pas le seul, il est simplement le plus provocateur, le plus décrié. L'Equipe en avait amené les preuves en 2004. Des fonds, une justice naîve, des contre-analyses douteuses, l'extraterresetre est innocenté.

Respecter la présomption d'innocence, une question de déontologie. Respecter le public et les amoureux du cyclisme, une question d'engagement. Lance Armstrong a besoin du vélo pour exister, le vélo peut se passer de Lance Armstrong.

9.9.08

Le retour du roi


Comme pour montrer que le statut de tête de série numéro deux est bel et bien une anomalie, Roger Federer remporte l'US Open avec cette facilité qui lui a permis de rester le maître pendant trois ans. Murray expédié, le roi prouve que la page de son règne n'est pas tournée, et que les plus beaux chapitres restent à écrire.



Les légendes sont nées pour durer, celle de Roger Federer semble éternelle. Bousculé, battu, humilié, défait par Rafael Nadal sur tous les courts cette année, y compris dans sa maison de Wimbledon, la carière de Roger Federer semblait à la dérive. La cadence moins lourde, le service moins percutant, Federer paraît distancé par les terreurs Nadal et Djokovic au lendemain des JO de Pékin.

Sa victoire en double apparait alors comme la vague qui cache l'océan. Il fallait voir là un tournant dans la saison du maître. Il a retrouvé l'envie. A l'US Open, revoilà le joueur injouable, celui qui dit se sentir voler sur le court, avec des revers improbables, des coups de poignet de génie.

Comme avant, deux premiers tours laborieux contre des joueurs de seconde zone, puis la révélation. Stepanek étrillé en trois petits sets, le même, celui qui l'avait battu plus tôt dans la saison... Et quand Djokovic se dresse sur son chemin, l'orgueil de Roger Federer prend le dessus. Un récital contre un joueur hors norme, par un joueur au jeu d'extraterrestre. Murray n'est qu'un obstacle bien trop léger pour empêcher le roi de conquérir cette 13ème couronne en Grand Chelem.

Federer est de retour, mais est il jamais parti ? Certes, ses défaites inquiétantes contre des "petits" (Simon, Stepanek and Co) sont inhabituelles. N'enfoncons pas trop vite celui qui aurait à son palmarès 2008 Roland Garros puis Wimbledon sans Rafael Nadal, déjà un des meilleurs joueurs de tous les temps aussi. Federer-Nadal, Nadal-Federer, et si le trône se jouait dans les années à venir ?

Et si nous nous apprétions à assister à la plus belle page de l'histoire du tennis ? Roger a éclipsé son fantôme, Nadal peut il résister au vrai Federer...

7.9.08

Auf wiedersehen


A chaque match s'il le faut, nous nous demanderons ce que mijote encore le technicien Français sur le banc l'équipe de France de football. Be-Sport ne s'abaisse pas à faire de l'anti-Domenech primaire, mais constate que les joueurs eux mêmes ont décidé de ne pas donner une chance de plus au sélectionneur....

Philippe Mexès a la dent dure et la rancune sévère. Non content de sa non participation à l'Euro, l'impérial défenseur de l'AS Roma avait prévenu avec une piètre performance en Suède, il confirme en Autriche. Le maillot bleu sur les épaules et sous la houlette de Domenech, le grand blond ne sait plus se placer sur des coups francs et décide d'imiter l'emblématique Chabal. S'il n'a pas la même crinière noire, il a montré qu'il possède les qualité du rugbyman dans le plaquage.

Il n'est pas le seul, Nasri est irrité, irrité de n'être que le suppléant de Ribéry. Donc le nouveau flamboyant joueur d'Arsenal décide de jouer derrière, de ralentir le jeu au grand désarroi d'un Govou visiblement le seul à vouloir sauver la tête de Raymond Domenech.

Il a été entendu que Henry, mécontent de son placement envisage le pénalty dans les tribunes, Lloris veut être titulaire et va tacler Mandanda, Sagna est dé çu d'avoir laissé sa place à Gourcuff et va courir aussi vite que Sagnol, Evra vexé d'avoir été remplacant à l'Euro va faire du Cubilier.
Bref, les Français ne veulent plus de Domenech, les joueurs n'en veulent plus. Nous voulons un Mexès délivré de toute pression, un seul milieu récupérateur (à propos, Toulalan.. il a joué avant de tirer sur la barre ?), du Flamini, du Trézéguet, du vrai Benzema, ou alors que des Govou...

Wait and see