15.1.09

Melbourne surprise


Les raquettes sont affutées. Après Doha, Chennaï, Sydney, les tournois exhibitions, place à la vraie compétition. Celle qui nous fait veiller tard, ou lever tôt. Celle de la chaleur étouffante de Melbourne, des matchs en cinq sets de la Rod Laver Arena. Chaque édition réserve sa petite perle, prenons les devants et penchons nous sur cet artiste qui dynamitera le début de saison.

Tous les ans elle arrive. La révélation, la surprise. Clément, Johansson, Gonzales, Baghdatis, Tsonga... Sur la papier, l'Open d'Australie ne peut échapper aux ténors. Nadal, Federer, Murray, Djokovic, Tsonga, Roddick, Simon, Del Potro. Davydenko est forfait, eux sont attendus. Ils ne nous intéressent pas ici. Cherchons celui qui va bousculer cette hiérarchie.

Les travées éparses du tournoi de Doha résonnent encore des coups surpuissants de Gaël Monfils. Le Français, à l'instar de Tsonga l'année dernière, a tout pour faire chavirer le central australien. Le panache, un jeu spectaculaire, un physique de feu et un mental à toute épreuve. Auréolé de sa victoire face à Nadal au pays de l'or noir, le 12ème mondial peut faire fort. Le mental, talon d'Achille permanent d'un PHM en jambes. Lui aussi démarre l'année en trombe, sa récente collaboration avec Courteau semble avoir accouché d'un véritable patron sur le court.

Autre révélation française à attendre, ou plutôt un retour devenu inespéré. Richard Gasquet. Sensation, depuis deux semaines on a retrouvé un Richard Gasquet conquérant. Et celui là, on l'aime. Le talent au service de la détermination, Richard a retrouvé la flamme, celle là même qui l'avait amené en demi-finale de Wimbledon. Beaucoup s'accordent à dire qu'il possède le bras le plus enchanteur du circuit, cet Open d'Australie apparaît opportun pour redonner de la légitimé à Gasquet.

Si la surprise n'est pas tricolore, elle risque d'être scandinave. Nieminen dépasse un niveau qu'il n'a jamais atteint. Il était revenu lessivé de sa parenthèse militaire l'année dernière, mais le gaucher Finlandais sera l'un des joueurs à suivre. Pas loin, le Suédois Soderling. Le frappeur. En cadence, en confiance, le vainqueur du tournoi de Lyon est injouable avec cette prise de balle précoce et surtout cette vitesse de bras phénoménale. A l'instar de Gonzales il y trois ans, Soderling peut percer. Tursunov aussi. Davydenko absent, Youzhny en méforme, Safin vers la retraite, le tenant de l'Open de Moselle constitue la meilleure chance russe du tableau masculin.

L'amour donne des ailes et Fernando Verdasco ne nous contredira pas. Depuis la révélation de son idylle avec la sublimissime Ana Ivanovic, le compatriote de Rafa Nadal est intraitable. Anthologique en Coupe Davis, ce gaucher au lift détonnant se pose comme un bel outsider. Un autre bien solide en ce début d'année : Radek Stepanek. Oublié les mésaventure de cette invitation empoisonnée au Masters de Shangaï, le Tchèque vient de remporter le tournoi de Brisbane.

Et pour finir, les jeunes pousses du tennis mondial. Ceux qui, par quelque coups de raquette entraînent le désordre dans la hiérarchie mondiale. Ernest Gulbis est capable de tout, Cilic n'attend qu'une performance en grand tournoi pour prendre son envol et Sam Querrey semble élargir son jeu. Le serveur géant se diversifie et commet beaucoup moins de fautes dans l'échange.

Beaucoup de prétendants, et de nombreux favoris. Tous les membres du Top 10 semblent en mesure de l'emporter, petite faveur des pronostiques pour Andy Murray. Reposez vous, les artustes du circuit masculins vont rendre nos nuits magiques, à défaut de les provoquer déjà très longues et blanches...

13.1.09

Sportifs, bluff et poker


-be sport- donne la parole à des spécialistes pour apporter un autre regard, un autre angle à l'actualité sportive. Guillaume, responsable du site PokerListings France nous propose un tour d'horizon de ces anciennes légendes du sport reconvertis dans le poker. Un article différent, un ton moins incisif et subjectif, mais un papier édifiant et intéressant. Une exclu be-sport. Rémi.

Les sportifs professionnels reconvertis dans le poker sont-ils de vrais passionnés ou tentent-ils simplement un coup de poker ? Analyse.

Il est vrai qu'ils sont de plus en plus nombreux à se lancer dans la discipline mais qu'ils n'y réussissent pas vraiment de la même manière. Certains sont de vrais adeptes du jeu et viennent satisfaire leur besoin de compétition, d'autres considèrent plus le poker comme un passe-temps qui leur permet de ne pas voir leur nom finir aux oubliettes ou dans les archives de leur sport.

Le football et le poker sont a priori deux sports totalement opposés. On remarque cependant que le tapis vert attire de nombreux joueurs retraités du terrain vert.
Fabien Barthez est l'un d'entre eux. Le gardien des Red Devils et de Bleus s'intéresse déjà au poker durant sa carrière mais y consacre désormais une plus grande partie de son temps. Il est notamment ambassadeur de la salle Poker 770 et a remporté quelques beaux gains dans des tournois caritatifs face à des joueurs professionnels.

Au rang des footballeurs, on trouve également Vikash Dhorasoo, l'ex-Lyonnais, qui fait partie de la Team Winamax et a réalisé quelques bonnes performances dans de gros tournois. Citons également l'ex-marseillais Tony Cascarino ou encore le "génie fou" Eric Cantona.

D'autres sports fournissent également leur lot de joueurs au poker.
Plus ou moins talentueux dans leur nouvelle discipline, des tennismen comme Henri Leconte, Ievgueni Kafelnikov mais surtout Boris Becker sont parvenus à se frayer un chemin vers quelques bonnes tables. Ce-dernier affiche quelques bons résultats à son palmarès et est devenu ambassadeur de Poker Stars en Allemagne.

Récemment on a même pu lire que Michaël Phelps, vainqueur de huit médailles d'or aux derniers JO de Pékin, voulait passer de champion de notation à champion de poker. Son but serait de briller aux World Series Of Poker, l'épreuve reine du poker. Il aurait paraît-il suivi un stage intensif de préparation à Las Vegas fin 2008 et jouerait, d'après sa compagne Amanda Phelps, presque 10 heures par jour au poker en ligne: "il ne fait que ça"!

Une reconversion réussie pour Phelps? Attendons les prochains World Series Of Poker pour connaître la réponse...

Guillaume Fleurier
http://fr.pokerlistings.com/

4.1.09

Indigestion


Jamais une équipe de handball féminin française n'avait eu la chance d'aller aussi loin en Coupe d'Europe. Certes, tout n'est pas perdu pour Metz mais il faudra compter sur un exploit à Viborg pour envisager une qualification en quart de finale de Ligue des Champions. Un exploit rendu obligatoire par cette contre-performance à domicile contre Ljubljana. Histoire de fêtes.

Isabelle Wendling l'admet à moitié au micro de Sport+: la tête embrumé encore un peu dans le champagne de la nouvelle année, les Messines n'ont pas pris ce match avec le sérieux nécessaire pour aborder une rencontre de cette ampleur. Pourtant il y avait tout : l'enjeu, les stars, le public et surtout les capacités. Impressionnantes au match aller, les jaunes et bleues sont passées à côté.

Il n'est nul besoin d'écouter la capitaine historique pour s'en rendre compte. Des pertes de balles incroyables, une défense ultra-passive. Les syndromes aperçus à Besançon n'ont cette fois pas pu être comblés par la supériorité individuelle de chaque joueuse. Ne tombons pas dans le piège du cas par cas -nous épargnerons Piejos, seule capable de s'envoler vers de belles extensions-, soulignons l'étonnante motivation à laisser passer une chance pour le handball français de briller à l'échelle continentale.

Nous n'étions pas avec elles le 31 décembre, mais le match du 3 janvier laisse présager une préparation écourtée, voire bâclée. Sandor Rac peste, il n'a pas pu édifier son groupe de la meilleure des façons. N'était-il pas l'heure de bousculer le calendrier pour obéir à la beauté du sport ? Lassés des matchs sans opposition en championnat, le public avait garni les Arènes. Public déçu. La réaction d'orgueil de la fin de match ne change rien, 4 buts d'écarts. La différence particulière est soignée, l'honneur n'est pas sauf.

Gagner à Viborg, dernière chance. Viborg. Ses stars. Son ambiance. Ljubljana l'a fait. Metz doit le faire. A défaut d'accrocher une troisième place qualificative en seconde zone européenne. Dur à digérer. Comme le champagne...