
Les raquettes sont affutées. Après Doha, Chennaï, Sydney, les tournois exhibitions, place à la vraie compétition. Celle qui nous fait veiller tard, ou lever tôt. Celle de la chaleur étouffante de Melbourne, des matchs en cinq sets de la Rod Laver Arena. Chaque édition réserve sa petite perle, prenons les devants et penchons nous sur cet artiste qui dynamitera le début de saison.
Tous les ans elle arrive. La révélation, la surprise. Clément, Johansson, Gonzales, Baghdatis, Tsonga... Sur la papier, l'Open d'Australie ne peut échapper aux ténors. Nadal, Federer, Murray, Djokovic, Tsonga, Roddick, Simon, Del Potro. Davydenko est forfait, eux sont attendus. Ils ne nous intéressent pas ici. Cherchons celui qui va bousculer cette hiérarchie.
Les travées éparses du tournoi de Doha résonnent encore des coups surpuissants de Gaël Monfils. Le Français, à l'instar de Tsonga l'année dernière, a tout pour faire chavirer le central australien. Le panache, un jeu spectaculaire, un physique de feu et un mental à toute épreuve. Auréolé de sa victoire face à Nadal au pays de l'or noir, le 12ème mondial peut faire fort. Le mental, talon d'Achille permanent d'un PHM en jambes. Lui aussi démarre l'année en trombe, sa récente collaboration avec Courteau semble avoir accouché d'un véritable patron sur le court.
Autre révélation française à attendre, ou plutôt un retour devenu inespéré. Richard Gasquet. Sensation, depuis deux semaines on a retrouvé un Richard Gasquet conquérant. Et celui là, on l'aime. Le talent au service de la détermination, Richard a retrouvé la flamme, celle là même qui l'avait amené en demi-finale de Wimbledon. Beaucoup s'accordent à dire qu'il possède le bras le plus enchanteur du circuit, cet Open d'Australie apparaît opportun pour redonner de la légitimé à Gasquet.
Si la surprise n'est pas tricolore, elle risque d'être scandinave. Nieminen dépasse un niveau qu'il n'a jamais atteint. Il était revenu lessivé de sa parenthèse militaire l'année dernière, mais le gaucher Finlandais sera l'un des joueurs à suivre. Pas loin, le Suédois Soderling. Le frappeur. En cadence, en confiance, le vainqueur du tournoi de Lyon est injouable avec cette prise de balle précoce et surtout cette vitesse de bras phénoménale. A l'instar de Gonzales il y trois ans, Soderling peut percer. Tursunov aussi. Davydenko absent, Youzhny en méforme, Safin vers la retraite, le tenant de l'Open de Moselle constitue la meilleure chance russe du tableau masculin.
L'amour donne des ailes et Fernando Verdasco ne nous contredira pas. Depuis la révélation de son idylle avec la sublimissime Ana Ivanovic, le compatriote de Rafa Nadal est intraitable. Anthologique en Coupe Davis, ce gaucher au lift détonnant se pose comme un bel outsider. Un autre bien solide en ce début d'année : Radek Stepanek. Oublié les mésaventure de cette invitation empoisonnée au Masters de Shangaï, le Tchèque vient de remporter le tournoi de Brisbane.
Et pour finir, les jeunes pousses du tennis mondial. Ceux qui, par quelque coups de raquette entraînent le désordre dans la hiérarchie mondiale. Ernest Gulbis est capable de tout, Cilic n'attend qu'une performance en grand tournoi pour prendre son envol et Sam Querrey semble élargir son jeu. Le serveur géant se diversifie et commet beaucoup moins de fautes dans l'échange.
Beaucoup de prétendants, et de nombreux favoris. Tous les membres du Top 10 semblent en mesure de l'emporter, petite faveur des pronostiques pour Andy Murray. Reposez vous, les artustes du circuit masculins vont rendre nos nuits magiques, à défaut de les provoquer déjà très longues et blanches...
1 commentaire:
Sympathoche mon ptit! Ptite déception: je m'attendais à voir, je ne sais pas quel moyen, le nom "grosjean"... miracle... par contre, "moselle" y est... rhalala :-)
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