
15. Pour véritablement devenir le meilleur joueur de tous les temps, Roger Federer poursuit le chiffre 15. Bloqué sur un -maléfique pour lui- chiffre 13, l'ex-numéro un mondial a laissé échappé une 14ème victoire en Grand Chelem pourtant accessible. Aura t-il à nouveau la chance d'égaler et de battre Pete Sampras ? Place au doute...
Les larmes parlent encore plus qu'un long discours. L'orgueil énorme de Roger Federer a pris un coup. A l'heure de féliciter son bourreau habituel le Suisse s'écroule et repense à cette opportunité gâchée de marquer l'histoire. Il le sait, sans Nadal le fichu record de Sampras serait tombé depuis longtemps.
Oui mais voilà, l'Espagnol est là, et à défaut de consacrer le meilleur joueur de tous les temps, il offre dans toutes ces oppositions la plus belle rivalité tennistique de tous les temps. Et il a pris sur Federer un ascendant peut être insurmontable. Les matchs ne se ressemblent pas mais la finalité est toujours la même depuis long, Nadal lève les bras à la fin. A l'issue d'une finale à sens unique (Roland Garros), d'un match de légende (Wimbledon) ou d'un Federer qui lâche prise malgrès une domination physique et technique (Melbourne).
Il y a deux ans l'histoire était déjà écrite, Federer allait dépasser Sampras. C'était avant que Nadal dépasse l'étiquette de joueur de terre. Désormais, Nadal a montré son extraordinaire polyvalence en s'imposant sur toutes les surfaces en tournois majeurs. Il apparaît presque comme celui qui va battre Sampras...
Melbourne a consacré un homme mais révélé encore plus une rivalité. Federer-Nadal, plus que des finales, ces deux là se disputent maintenant le titre de meilleur joueur de l'histoire. A la même époque... du jamais vu. A suivre...
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