
Un club de foot bien loin de son aura de la fin des années 90, des sports collectifs en berne excepté le handball féminin, pas de tennismen au top depuis la retraite de Julien Boutter… Metz peine à se faire un patronyme sur la scène du sport international.
En 2004 Olivier Mutis enflammait les travées de Roland Garros en se débarrassant d’Andy Roddick. En 1996 à Atlanta, Christine Gossé ramène une médaille de bronze en aviron. En 1998, le FC Metz rate la Ligue des Champions d’un rien sur un terrain glacial, en Finlande…
De belles histoires éparses liées à la Moselle. Trop éparses pour faire de Metz une terre de champions. Les voisins Loeb et Absalon règnent sur le monde dans leurs disciplines, révélant les terres vosgiennes et alsaciennes comme des terres de sport.
Pourtant Metz existe sportivement, grâce à certaines histoires nées au cœur de la Moselle. Le symbole incontournable : cette équipe de handball féminine et sa capitaine, native de Boulay, Isabelle Wendling. Pas de chance, Metz domine plus que n’importe quelle équipe de sport collectif dans l’hexagone, mais il s’agit d’un sport peu médiatisé, et féminin.
En Angleterre, nul doute que les fanatiques de football connaissent Metz, du moins de nom. Le supporter britannique attentif aux parcours de ses idoles remarquera forcément la richesse de la formation messine. Emmanuel Adebayor et Louis Saha ont pris l’habitude de se battre parmi les meilleurs buteurs de Première League.
Louis Saha, peu épargné par les blessures est en baisse de régime, mais l’attaquant Togolais s’affirme comme l’un des meilleurs avants-centres du monde. Repéré par les recruteurs messins, formés à Metz, puis lancé sur la pelouse de Saint Symphorien. Emmanuel Adebayor a pris le pas de Robert Pires et fait briller les cinq lettres de Metz sur la planète foot. A moindre mesure, puisque seulement révélé sous le maillot grenat, Frank Ribéry fait aussi parler de Metz en Europe. Gageons que s’il obtient un ballon d’or, tous les médias sportifs étrangers se pencheront sur le parcours du ch’ti, et donc sur le club qui l’a mis en lumière.
Robert Pires, longtemps seul ambassadeur de l’équipe de Carlo Molinari à très haut niveau s’est quelque peu détaché de la ville qui l’a lancé. En 1998 il promet aux supporters un retour dans le club de son cœur à la fin de sa carrière. Aujourd’hui, se confiant au journal L’Equipe, il admet vouloir finir sa brillante carrière en Espagne, dans son équipe de Villareal.
Bob Tarhi a longtemps porté les espoirs messins. Oui mais voilà, après des Jeux Olympiques ratés, l’habitué aux places d’honneur semble à bout de souffle pour faire à nouveau parler de sa ville natale sur les plus belles pistes.
Metz continue à peser dans le monde du ballon rond avec l’explosion annoncée au plus haut niveau du produit maison Miralem Pjanic, et Metz surprend. Loin des régions phares de l’ovalie, Morgan Parra est né et a progressé à Metz. Le demi de mêlée international amène le patronyme messin sur des terrains encore inexplorés par les Lorrains.
Le messin Morgan Parra au micro des voix du Sud Ouest, Miralem Pjanic avec cet accent britannique estampillé Old Trafford, Julie Krasniak louée au bord des parcours VTT de cross-country… les cinq lettres messines n’ont pas disparu des enceintes sportives. Mieux, elles ne demandent qu’à briller…
1 commentaire:
j'vais dire un truc très constructif, tu savais que j'avais été amoureuse de Morgan Parra au CM1 ? ^^
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