9.3.09

La faute à qui

Accabler de reproches, refaire la sélection. L’obsession du capitaine de salon, du supporter déçu. La défaite est amère et difficile à accepter. Première victime toute désignée : Gilles Simon. Aucun point sur deux, un rang de huitième mondial non assumé. Le pseudo coach a la mémoire courte. Il a oublié qu’en 2001 l’équipe de France gagne la Coupe Davis. Son numéro un, Sébastien Grosjean, ne remporte aucun de ses deux matchs en finale. Le « Scud » est passé par là.

Tsonga prouve une fois de plus qu’il joue en patron. En tournoi comme en Coupe Davis. Ses deux victoires, solides passent inaperçues. Richard Gasquet, comme d’habitude, déçoit. L’observateur n’est pas un spécialiste mais il commence à le sentir. Celui là ne réussit rien avec l’appellation tricolore. La faute à un bras qui tremble. Encore.

Le faute tout simplement à un coach qui ne gagne plus rien. Guy Forget baigne encore dans le doux courant de la victoire de 2001, là où le panache allait de mise avec la hiérarchie. Les choses tournent, Forget ne change jamais. Le classement et les tournois ATP comme seule référence, le capitaine de l’équipe de France enchaîne les éditions ratées.

La Coupe Davis est à part. Un match de Coupe Davis ne ressemble à aucun autre. Là où la combativité de Simon, le talent de Gasquet illuminent les compétitions individuelles, le panache de Monfils attend de pouvoir s’exprimer au nom du groupe. Comme toujours écarté, jamais aligné Gaël Monfils attend. Pourtant c’est lui, avec Tsonga, l’autre matador du tennis français. Sans pression, avec la seule folie d’une équipe à embarquer. Le récent demi-finaliste de Roland Garros sait y faire devant un public partisan, rendez-vous en 2010. Exploit reporté, une fois de plus M. Forget…

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