17.3.09

L’Espagne à domicile

Le Paris-Nice revient à un Espagnol, Luis Leon Sanchez, au terme d’une course animée par un Espagnol, Alberto Contador et d’une dernière étape remportée par un Espagnol, Antonio Colom. Sylvain Chavanel, troisième de cette course au soleil a tenté de contester la suprématie ibérique. En vain.

Nice, sa mer, sa Promenade, son équipe de football en rouge et noir. Les Aiglons ont attrapé une petite jaunisse avec la déferlante hispanique sur la course au soleil. Les couleurs de l’Espagne, rouges et jaunes, étincelantes sur ce Paris-Nice peignent la capitale azuréenne et l’ensemble de la planète cycliste.

L’année dernière, Luis Leon Sanchez lève les bras sur la Promenade des Anglais en tant que vainqueur d’étape. Cette année, il se pavane en maillot jaune à l’entrée de la Baie des Anges. Le coureur de la Caisse d’Epargne remporte un Paris-Nice animé par son compatriote Alberto Contador et le Français Sylvain Chavanel.

Le nouvel équipier phare de Tom Boonen reste sur la troisième marche du podium. Son Paris-Nice, il l’a vu s’envoler sur les routes de la montagne de Lure. Alors paré de la tunique jaune de leader, l’étoile montante de la Quick Step voit s’échapper le très aérien Alberto Contador. L’Espagnol, qui n’a plus perdu une grande course à étape depuis son succès sur le Tour de France 2007 assume alors son statut et prend une sérieuse option sur la victoire finale.

Le samedi, le leader d’Astana connaît un terrible coup de mou et Luis Leon Sanchez prend le relais de la domination espagnole. Inspiré par le coup de l’Américain Floyd Landis sur les routes du Tour de France, Alberto Contador n’a pas dans la tête de perdre la course au soleil.

Il part à 80km de l’arrivée dans la dernière étape avec cette facilité qui lui appartient. Une cadence de pédalage souple, un style léger et aérien, son attaque supplante les leaders. Son panache n’est pas payant, il est repris au sommet du Col d’Eze et il est même battu sur la ligne d’arrivée par son compatriote Antonio Colom.

Côté français, on se console avec la prometteuse troisième place de Sylvain Chavanel et la présence de Jonathan Hivert (8ème) puis Christophe Le Mevel (10ème) dans le top 10. La deuxième place de Frank Schleck passe presque inaperçue dans le paysage hispanique.

Quand Contador ne gagne pas, Luis Leon Sanchez prend le pas, quand il n’est pas là au Tour de France 2008, Carlos Sastre le supplée. Un Espagnol en cache toujours un autre. L’enseignement est fort, la saison de cyclisme ne fait que commencer. L’avant-goût se teinte de rouge et jaune. Vamos.

1 commentaire:

Unknown a dit…

Punaise dans le sous-titre ça fait beaucoup d'espagnol dis donc :p