Chanteur ultra populaire et personnalité préférée des Français, Yannick Noah demeure encore le seul joueur de tennis tricolore à avoir intégré le Top 3 mondial et à avoir gagné un tournoi du Grand Chelem. Avant la chanson et les succès, Noah est passé par Nice. Une parenthèse en forme de déclic rythmique. Au début des années 2000, Yannick Noah, pieds nus sur scène, entonne les notes d’une ballade intitulée « Donne moi une vie ». Sa vie, amorcée dans les environs de Yaoundé connaît son plus beau sursaut sportif sur la Baie des Anges. Yannick a 12 ans. Nice lui donne une chance, en 1972.
« Je suis tombé » poursuit-il sur scène. Il insiste. Il est tombé sur Arthur Ashe à 11 ans lors d’une exhibition au Cameroun. Le champion, séduit par le punch du gamin « ose » et convainc Philippe Chatrier, président de la Fédération d’offrir une place à Yannick Noah dans la section tennis études du lycée du Parc Impérial de Nice.
Assez vite, l’enfant n’est pas à l’aise en métropole française et décide de retourner au Cameroun. Quelques semaines et le déclic. Noah entend « La voix des sages », celle de son père ancien joueur de football professionnel, et retourne dans la capitale azuréenne.
Début d’une nouvelle et longue aventure niçoise. Terre battue mais terre de gagnants, l’école niçoise donne à Yannick Noah toutes les armes techniques. Ses progrès tennistiques éclatent au niveau national, le grand gaillard de Yaoundé est logiquement appelé dans les équipes de France minimes, cadets puis juniors.
Toujours perché sur l’estrade, micro à la main, Yannick Noah chante « Mon Eldorado ». A 15 ans, déterminé à suivre son propre rêve, Noah décide de stopper les études. Panique à la direction technique nationale. Et s’il ne perce pas dans le tennis…
Doutes vite effacés. Son style athlétique et aérien, son revers à une main et ses grands lifts de spécialiste de cette terre ocre chère au Nice Lawn Tennis dépassent les frontières. Toujours sous la coupe de l’école azuréenne, Noah atteint la finale du prestigieux tournoi Orange Bowl en 1977. Il s’incline face à Ivan Lendl. La même année, il remporte son premier titre junior, à Wimbledon.
Le lycée du Parc Impérial et le Nice Lawn Tennis s’éloignent. Bien avant de fredonner « Les lionnes », Noah l’aiglon s’envole vers les cimes du haut niveau mondial. Des racines au cœur du Cameroun mais des spécificités techniques atypiques à ses années niçoises. La carrière du futur capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis passera par Nice. Son premier match professionnel, à l’Open de Nice. Sa plus belle victoire, sur la surface chérie du Nice LTC, en 1983 à Roland Garros. Noah quitte Nice à 18 ans en 1978. Destination le plus beau palmarès du tennis français. « Destination ailleurs ».
2 commentaires:
Original !
personnalité préférée des Français
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Alors ça, c'est la consécration ! Vu comme c'est bidon (voir l'affaire récente avec Chirac).
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