Impuissant aux genoux d'une équipe sans âme, je suis résigné. J'ai voulu y croire. La saison précédente a essuyé les railleries de la France du foot aux genoux d'une équipe aux piteux records. Cette saison aux genoux d'une équipe qui a flirté avec la montée avant d'y perdre goût au moment d'avaler le précieux sésame. Depuis trop longtemps au genoux d'une équipe frileuse et sous la coupe d'une direction flamboyante aux 1000 projets grenats. Je suis un supporter malheureux, fan d'une ancienne grande équipe de foot. Un FC Metz devenu une véritable équipe... de Ligue 2. Cher Carlo j'en ai passé des années à rire des Olivier Rambo, Elie Kroupi et Tony Cascarino. Quand mes yeux d'enfants balayaient Saint Symphorien, ne sachant sur quelle idole étinceller. Pires, Blanchard ou Boffin. Meyrieu, Lukic ou Rodriguez. Une Ligue des Champions effleurée plus tard, je t'ai toujours cru. J'ai cru au talent de Padovano. J'ai espéré les explosions de Saha, Ribéry. J'ai pleuré à la première descente. Vibré à la première remontée. J'ai adulé Adebayor, Proment et Mondragon. Aujourd'hui, je les envie les successeurs de Rambo et Cascarino. J'aimerais arborer un maillot floqué Zerka, voir mon équipe critiquée par les techniciens de Ligue 1.
Notre équipe Carlo, celle du projet grenat 2010, n'existe plus. En 2010, elle vegetera. Gestede en guise de goléador, Fallou pour animer le jeu, Renouard en capitaine historique... J'ai peur. Tu m'as eu Carlo. En janvier tu m'annonces le retour de Jestrovic. Celui du triplé de Montpellier. Oui, celui là. Avec son orgueil démesuré, sa hargne à toute épreuve. Seulement quand l'orgueil se voit coupé de jambe et la hargne de tout panache... le sauveur a triste mine.
Un lendemain de défaite s'appréhende toujours avec amertume. Ce samedi résonne un peu plus fort qu'un lendemain de défaite. A mes oreilles se succèdent les fantômes d'une saison de club de Ligue 2. Mon FC Metz à moi, je ne peux en parler qu'à mon père. Lui, il s'en souvient. Celui d'aujourd'hui, il fait rire mes potes. Je ne réponds plus. Plus de force, plus les moyens, même plus les arguments. Je regarde L'Equipe du Dimanche. Je vois Ribéry titiller le Ballon d'Or, je compte les buts d'Adebayor, j'attends le retour du grand Saha et la révélation de Pjanic. Et je me dis... si seulement.
Carlo. Fait quelque chose. N'insiste plus. Cesse de nous vendre des rêves. Tu n'en as plus les moyens. Souviens toi de Pires, un soir de mai 1998. Il clamait sur la Place d'Armes : "Un jour je reviendrai dans le seul club de mon cœur". Même lui s'est foutu de toi. Avant que tout un stade ne prenne le pas de sa plus belle idole, écrit la fin de ton histoire que nous rendrons belle. Ce lendemain de défaite risque fort de déteindre dangereusement sur un grenat déjà très peu vif, déjà devenu très pâle.
1 commentaire:
Salut ! Tu as posté un commentaire sur mon blog... Merci pour ton commentaire. Je rejoins tes propos à 100% pour cet article. A quand une éventuelle remontée? J'ai peur pour le FC Metz...
Cordialement,
http://aarnaudh.over-blog.com
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