31.7.09

Cohen et contre tous

Le feuilleton de l’été entoure le cas Loïc Rémy et trouve ses racines dans les affaires internes de la direction de l’OGC Nice. Si le club azuréen semblait cette fois réellement favorable à la vente de son attaquant international, finalement lâché par Lyon, les désaccords persistent dans les travées décisionnelles du Stade du Ray. Comme toujours…

Loïc Rémy tient son bon de sortie en main. Une porte ouverte en forme de retour vers l’Olympique Lyonnais contre une enveloppe de 18 millions d’euros plus le milieu offensif Anthony Mounier. Une droit de retour bien paradoxal quand on se rappelle la vigueur du Président Cohen après les dernières propositions Lyonnaises au cœur du mois de juillet. Oui mais voilà, « Nissa la bella » ne ressemble à aucune autre et les arcanes du club phare de la cité azuréenne resteront à jamais imperceptibles et imprévisibles.

Depuis une dizaine de jour, les dirigeants lyonnais négocient avec deux des actionnaires majoritaires de l’équipe niçoise Marcel Governatori et Gilbert Stellardo. Les deux parties ont trouvé un accord, validé ce lundi par le conseil d’administration au nez et à la barbe du président Maurice Cohen. Après Bakari Koné, Hugo Lloris et Ederson la saison dernière, Maurice Cohen a failli voir filer un autre cadre de son effectif. L’OGC Nice semble avoir perdu bien plus que toute crédibilité sur le marché des transferts, le club azuréen semble avoir égaré toute forme de cohésion. Selon le quotidien Nice Matin, Maurice Cohen aurait même menacé de démissionner en cas de départ de Loïc Rémy.

L’ambiance à la direction de l’OGC Nice peut surprendre mais la Baie Des Anges a pris l’habitude de ne plus trembler sous les litiges à la tête de son club phare. Début 2007 déjà, le président Cohen quitte le navire et démissionne, préférant condamner son destin azuréen à celui de l’entraineur Frédéric Antonetti. Le club pointe alors à la 19ème place en janvier et personne ne semble apte et motivé à reprendre le club. La solution de rechange trouvée par le conseil d’administration cinq jours après le départ du patron laisse place au scepticisme : Maurice Cohen se voit de nouveau propulsé à la place d’un club en déroute sportive aux côtés de Franck Giudicelli. L’OGC Nice devient l’un des seuls clubs de l’histoire dans au sein duquel démission n’est plus synonyme de départ.

Fort de cet épisode, les dirigeants du club rééditent cette parade lors du mercato estival 2007. L’entraîneur Frédéric Antonetti démissionne mais est confirmé à la tête du groupe professionnel dans les heures suivant l’annonce de son départ. Le lendemain, le technicien corse change d’avis, il restera deux saisons supplémentaires sur le banc rouge et noir.

Aujourd’hui, Maurice Cohen se voit toujours autant chahuté dans un club où les tensions ne se calment plus depuis 2007. Le co-président Franck Giudicelli a même été écarté de l’organigramme suite à une plainte concernant certains transferts non aboutis sous l’ère Cohen. Lors du « vrai-faux » départ du président en 2007, Marcel Governatori était déjà de ceux qui voulaient voir un nouvel homme à la tête du club. Governatori a négocié le départ de Loïc Rémy avec Gilbert Stellardo, dans le dos d’un patron une fois de plus au bord du départ. La Baie des Anges elle, ne tremble toujours pas. Question d’habitude.

27.7.09

Strong Lance

Lance Armstrong s’est levé dimanche sur la troisième marche du podium sur le Tour de France. Après quatre ans d’absence sur les courses cyclistes et à plus de 37 ans, l’Américain n’a pu contester la suprématie d’Alberto Contador mais il a su trouver l’intelligence et les jambes pour titiller le très haut niveau.

L’affaire semble classée, le retour prend le ton d’une triste blague. Celle d’un presque quadragénaire, trop peu en jambes et éreinté. Dans les premières encablures du Col du Petit Saint Bernard lors de la première étape des Alpes, Lance Armstrong ne résiste pas au départ d’Andy Schleck et peine loin de la roue de Kloden, bien loin de la roue de son rival et coéquipier Contador. Et pourtant l’Américain se lève. Lance Armstrong se dresse sur son vélo, le visage se pare de cette expression familière, de cette détermination si coutumière sur les routes du Tour. Le masque du champion prend toute sa forme d’antant. Lance Armstrong dépose ses compagnons, laisse Franck Schleck collé au bitume et revient sur le groupe de tête. Andy Schleck se retourne, Alberto Contador lève le pouce. Le retour est gagnant, le roi est de retour.

En grimpant sur la troisième marche du Tour de France derrière Alberto Contador et Andy Schleck, l’Américain a démontré que ses jambes tournaient encore très vite et qu’il resterait un stratège hors pair à tout jamais. Dans la troisième étape entre Marseille et La Grande Motte, il reste en tête de peloton et ne concède pas 41 secondes comme ses principaux concurrents au général. Sur les pentes de la montée vers Arcalis, seul Contador parvient à s’extirper du groupe Armstrong et dans les étapes Alpestres, Lance Armstrong maintient un écart suffisant avec le podium en attendant le contre-la-montre d’Annecy, pendant lequel il reprend la troisième place à Franck Schleck.

Lance Armstrong marque l’histoire de ce Tour de France lors de l’étape du Mont Ventoux. Si celle-ci n’illustre pas les promesses de Christian Prudhomme et n’inquiète pas Alberto Contador, elle conforte l’Américain sur la troisième marche du podium. Durant les vingt kilomètres de montée sur le Mont Chauve, Lance Armstrong ne concédera jamais plus d’un mètre face à Franck Schleck malgré les efforts du Luxembourgeois. Armstrong reste dans les roues, attend, et s’abrite du vent. Encore une fois, le sociétaire de la formation Astana s’illustre en patron.

Après sa douzième place au Tour d’Italie, Lance Armstrong est arrivé plus vulnérable sur cette grande boucle. Dans l’ombre de l’imbattable Alberto Contador et de l’intrépide Andy Schleck, l’Américain a su briguer un objectif à sa mesure, le podium. Lance Armstrong est troisième avec 47 secondes sur Bradley Wiggins, une place peu commune pour lui sur un Tour de France mais bien assez extraordinaire compte tenu des circonstances. A 37 ans, quatre ans, après son septième succès, Lance Armstrong est revenu. Pour une fois, il ne figure pas sur la plus haute marche du podium, mais pour une fois il glane la médaille de la plus belle révélation. Chapeau.

2.7.09

Menteur !

-be-sport- aurait abandonné le navire de l'analyse sportive. Un seul sujet en juin -obligatoire pour souligner l'avènement du roi Federer- et puis rien. Raison officielle : un soupçon de flemme agrémenté d'un besoin de repos et d'occupation annexes... Raison crédible, le sport dérape... Revue d'effectif...

La planète football copie le monde de la petite balle jaune. Cette dernière a trouvé son roi, Federer alors la maison blanche espagnole sort les armes du coup d'état. Perez, plus haut commanditaire déploie ses arme. Un chèque, deux emprunts, quatre stars, 200 millions. Benzema-Ronaldo-Kaka, surement Ribéry composent la nouvelle garde royale. L'alchimie prendra ou ne prendra pas, Pezez s'entourent des meilleurs hommes de main pour envahir la royaume du plus friqué. On nous dira que c'est la loi du sport. Ok.

Tous au bord de la route ! Aux aguets, les bobs Cochonou s'envolent et échappent des mains des moins doués. Dommage, les fioritures publicitaires restent les seuls garants d'une présence certaine dans la caravane du Tour. Même le fantomatique Lhôtellerie s'est fait pincé. Tom Boonen trouve des comparses aux palmarès vierges. Il doit se marrer Tom... mais le rail ne guérit pas le cancer... et il n'a pas le cancer. Un baiser pour se soulager, peut être pas. Gasquet y répondra. On nous dira que nous tenons la une répression forte pour un cyclisme propre. Soit.

Les puristes, je veux parler des vrais. Ceux avec l'accent du Sud-Ouest et le baron ovale, de l'amateurisme et des belles joutes, de la troisième mi-temps. Le spectateur a du manquer une porte. Il déboule dans un Top 14 sans Florentino Perez mais avec des politiques similaires. Beau Racing Métro, belle flopée de stars... Bon, gageons que le rugby baigne dans un climat honnête, franc et viril. Hein Mathieu ? Une table de nuit, de la boisson, des filles, de la castagne ! Des mensonges, des scandales, des réunions, le nouvel esprit du rugby émerge, Bastareaud s'enterre... Acteur privilégié d'un scénario hollywoodien mais pas sportif... On nous dira que ce n'est qu'un cas isolé dans un sport aux valeurs intactes. Ouai.

-be sport- s'excuse donc, il s'est noyé dans les dérives, la folie, les mensonges et le fric. En somme, en manque de repères sportifs, il s'est englué dans le vrai monde... du sport.